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histoire du Tibet

Ce  n'est  pas  le  nécessiteux  qui  doit-être  secouru,  mais la misère qu'il faut combattre.
Dimanche 5 juillet 2009

Après son échec aux européennes, le MoDem a resserré les rangs samedi derrière François Bayrou, qui a annoncé la tenue à l'automne d'un congrès programmatique, des réformes internes et l'ébauche d'une stratégie pour les régionales de 2010. Inquiets et désorientés par l'échec de leur parti aux européennes, 200 cadres et élus du MoDem se sont réunis à huis clos samedi à Paris pour en tirer les leçons et tracer des perspectives d'avenir.

 

"C'était un débat comme je les aime où la parole était libre. Des décisions ont été prises, j'ai l'impression d'avoir été entendue", s'est félicité Corinne Lepage, députée européenne qui avait vivement critiqué la stratégie de François Bayrou au soir des Européennes et réclamé une démocratisation du fonctionnement interne du parti.

François Bayrou a reconnu avoir une part de responsabilité dans l'échec du parti - arrivé en 4e position avec 8,4 % des voix. "Ce qu'il y a eu de trop conflictuel dans la campagne, à partir de (mon) affrontement supposé avec Nicolas Sarkozy jusqu'au moment de l'altercation avec (Daniel) Cohn-Bendit, n'a pas été en cohérence avec ce que les Français souhaitent", a constaté le président du MoDem. Pour relancer son parti, il entend proposer un projet politique "compréhensible" qui sera élaboré au cours d'un "grand congrès programmatique, de projets et d'idées" cet automne.

Ce congrès servira de base à la préparation des élections régionales de 2010, pour lesquelles le chef de file du parti envisage une désignation directe des candidats par les militants, voire par les sympathisants du mouvement. Le président du MoDem a également tenté de répondre aux critiques de son camp sur l'absence de démocratie interne en proposant l'élargissement du bureau exécutif, l'organe dirigeant du MoDem, et la création d'une équipe de porte-parole politiques et thématiques.
Par MoDem Cognin - Publié dans : National
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Jeudi 2 juillet 2009

... Rendez-vous à l’automne

L’annonce par Nicolas Sarkozy du lancement prochain d’un grand emprunt national, soi-disant pour financer les priorités d’avenir de la France, ne surprend pas vraiment. Il s’inscrit dans la droite ligne de deux des trois groupes qui l’ont fait président et qui contrôlent sa politique : à savoir les banquiers et Washington. ...

Comme les élites washingtoniennes et londoniennes l’ont fait pour leurs pays respectifs, il lance la France dans une fuite en avant désespérée, choisissant de faire peser sur les générations futures le coût de la crise actuelle, plutôt que d’y faire face par l’impôt (notamment sur les hauts revenus en faisant sauter le bouclier fiscal) et par un rééquilibrage de la dépense publique. On s’achemine donc vers un double appauvrissement français : appauvrissement présent avec un déficit public estimé à plus de 7% pour 2009 (et probablement plus proche de 10% in fine puisque la situation économique va continuer à se détériorer) ; et appauvrissement des générations futures via cet emprunt dont on peut déjà parier qu’il servira à boucler les fins de mois de l’état (comme toujours quand l’état n’a plus un sou en poche).

Bien entendu, la dégradation des services publics va s’accentuer. Le chômage va augmenter. D’ici six mois, les premières vagues de chômeurs en fin d’indemnisation vont commencer à toucher le tissu social du pays. Et l’état va se trouver pris dans l’étau, coincé entre l’absence de moyens financiers et l’instabilité sociale croissante. L’austérité sera bien au rendez-vous, comme les hausses d’impôts, car nos stratégies parisiennes ont toujours un train de retard sur la crise. L’emprunt servira surtout à engraisser les établissements financiers qui vont s’en occuper. Il sera incapable d’aider le pays à faire face au « trou noir budgétaire » qui se profile fin 2009. Coupes sombres dans les dépenses publiques et hausses tous azimuts des taxes et impôts seront inévitables … sur fond de durcissement sécuritaire. L’étau va être particulièrement douloureux pour les classes moyennes et défavorisées.

A la différence de l’Allemagne ou des Pays-Bas, notre politique fiscale irresponsable, perpétuation du modèle ultralibéral désormais effondré aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, qui prétend que les très riches font la richesse d’un pays,va également entraîner la France dans une double crise techno-politique nationale et européenne.

Déjà, du président de la Cour des Comptes au gouverneur de la Banque de France, la haute administration française commence à publiquement s’inquiéter du risque d’un affaiblissement durable de l’état.Demain, c’est l’Union européenne, et la zone Euro en particulier, qui va exprimer ses doutes croissants sur le cours de la politique française. On s’approche ainsi semble-t-il d’un moment « à la 1983 », quand François Mitterrand avait dû choisir entre une politique économique idéologique de hausse du pouvoir d’achat malgré un contexte de crise économique et la sortie du Système Monétaire Européen (du fait des déficits français croissants).

Ce moment-là pour Nicolas Sarkozy se situe au début de l’automne 2009. Il impliquera de lourdes révisions d’alliances parmi ceux qui l’ont fait élire et/ou qui lui permettent d’exercer son pouvoir. On peut imaginer une scission entre d’un côté les clans banquiers/Washington ; et de l’autre les clans industriels/hauts fonctionnaires.

Cette période sera déterminante pour l’avenir du pays et de l’Europe. En effet, soit Nicolas Sarkozy choisit, à l’inverse de ce qu’avait fait François Mitterrand en 1983, son option idéologique, et maintient un cap ultralibéral et « occidental »; soit il entreprend une remise en cause complète (bouclier fiscal compris) de son début de quinquennat et choisit la voie européenne.

Dans le premier cas, la France prendrait le risque de la rupture de l’Euro : phénomène aux conséquences catastrophiques pour tout notre continent, et qui condamnerait la France à devenir une annexe secondaire du camp occidental, en y inscrivant durablement un modèle socio-économique ultralibéral. La France suivrait ainsi les Etats-Unis et le Royaume-Uni dans la direction d’une société tiers-mondisée, faite d’une minorité de très riches, d’une vaste majorité de très pauvres et d’une classe moyenne efflanquée.

Dans le second cas, la France renforcerait l’UE et la zone Euro, tout en donnant au continent européen les moyens de développer son propre modèle socio-économique, en rupture définitive avec le modèle ultralibéral.

Que ceux qui pensent que le choix devrait être évident se détrompe. L’actuel président français a été placé au pouvoir. Il n’a pour l’instant démontré aucune aptitude à se libérer de ses maîtres. Il est donc tout-à-fait capable de choisir la voie tragique pour notre pays, son avenir et celui de l’Europe.

Gardons en mémoire qu’il a été capable, lors du récent Congrès à Versailles, de se référer au programme du Conseil National de la Résistance (CNR) pour décrire sa vision d’avenir, alors même qu’une partie des forces qui le soutiennent ont pour objectif avéré la destruction pure et simple de cet héritage.

Or, parmi l’héritage du CNR, on trouve pêle-mêle l’engagement pour un modèle socio-économique équilibré faisant une grande place au social (création de la Sécu), l’indépendance de la presse par rapport aux puissances d’argent et à l’état, le refus des monopoles contrôlés par des intérêts privés, le projet européen, … Toutes choses qui ne sont pas exactement au cœur des priorités du pouvoir actuel en France.

Donc le pire est hélas possible !

Frédéric Bourdel
Reims, France
Par Agorax - Publié dans : National
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Jeudi 2 juillet 2009


Connaissez-vous Guillaume Sarkozy ? C’est un des frères de Nicolas. C’est aussi le DG de Médéric, un groupe d’assurance-santé, assurance-retraite… Il y a quelques années, Guillaume dirigeait une entreprise de textile. Mais il a cessé cette activité et s’est reconverti dans l’assurance santé. C’est plus rentable. D’autant que Guillaume a des projets pour développer son affaire et il connaît quelqu’un de haut placé, qui peut l’aider à réaliser ses projets.

Il y a trois ans, dans La Tribune, Guillaume Sarkozy expliquait qu’il fallait s’attendre « à des bouleversements majeurs dans le domaine de la santé. La réforme Douste-Blazy n’a pas eu le succès escompté en ce qui concerne les équilibres financiers. D’autres réformes seront nécessaires. Elles donneront aux assureurs complémentaires un rôle de plus en plus important

Sans trahir de secrets de famille (qu’est-ce que Nicolas a promis à Guillaume en coupant le gigot dominical ?), on voudrait en savoir plus : quels sont les “bouleversements majeurs” auxquels il faut s’attendre en matière de financement de la santé ? La “petite” franchise que Nicolas Sarkozy a créée en début de mandat n’est-elle qu’un premier pas vers de gros déremboursements ?

Pour développer un business très profitable pour certains, le gouvernement va-t-il diminuer les remboursements et le niveau des retraites, et inciter ceux qui le peuvent à se tourner vers des assurances privées ?

Certains Sarkozystes fervents vont m’accuser de faire à Nicolas et Guillaume un procès d’intention. Mais dans son édition du 4 juin 2008, Le Monde faisait état d’un document confidentiel qui permettait de bien comprendre les intentions de Guillaume Sarkozy :

« La Caisse des Dépôts, la CNP et le groupe de protection sociale mutualiste Médéric, qui est dirigé par Guillaume Sarkozy, frère du chef de l’Etat, veulent créer une filiale commune spécialisée dans le financement des retraites.

Les discussions autour de la Loi Fillon, prévues cet été, les incitent à aller vite. Un document de travail daté du 16 mai et estampillé “confidentiel”, relève que, en 2020, les non-cadres subiront une baisse de 5 % du taux de remplacement pour une carrière complète et les cadres subiront une baisse de 20 %.

Les grandes lignes de ce projet de partenariat sont posées : la création d’une “nouvelle entreprise d’assurance“, qui proposera “un bilan retraite et des services adaptés, en phase d’épargne (…) et au moment de la retraite“ aux salariés. L’objectif est d’atteindre un chiffre d’affaires de 7 milliards d’euros en 2019. Les futurs partenaires se fixent “des taux de rentabilité raisonnables sur le long terme.“

                                                            Le Monde du 4 juin 2008

 

Un grand nombre de médecins, de professionnels de santé et d’associations de malades disent aujourd’hui leur inquiétude. Car les propos de Guillaume Sarkozy ne sont pas les seuls à inquiéter : en septembre 2006, quand Les Echos demandaient à François Fillon si les problèmes de dépendance des personnes âgées ne devraient pas être mieux pris en charge par la Sécurité Sociale, François Fillon expliquait que “la bonne piste est de compléter le système actuel avec des dispositifs d’assurance privée“.

Et tout récemment encore, Nicolas Sarkozy rappelait sa volonté de réformer les retraites et sa volonté de “développer d’autres formes de protection“ :

« C’est une révolution discrète mais profonde du système de santé qu’a esquissée Nicolas Sarkozy, jeudi 4 juin. (…) M. Sarkozy a affirmé qu’à l’avenir “les régimes de base ne pourront pas tout financer”.

“Je souhaite que soient confiées de nouvelles responsabilités aux organismes complémentaires”, a expliqué le chef de l’Etat, qui confirme ainsi son intention de parvenir à un désengagement progressif de l’assurance-maladie obligatoire (…).

“La solidarité nationale continuera de remplir sa mission, a prédit le chef de l’Etat. Mais à ses côtés, d’autres formes de protection sont appelées à se développer.”

                                                       Le Monde du 4 juin 2009

 

Aux Etats-Unis, le modèle de Nicolas Sarkozy, les dépenses de santé sont deux fois plus importantes qu’en France (en proportion du PIB) mais l’essentiel de ces dépenses ne sont pas remboursées par l’Etat. C’est aux individus de s’assurer. Du coup, malgré des dépenses de santé deux fois plus importantes que les nôtres, l’espérance de vie est plus faible aux Etats-Unis qu’en France car des millions d’Américains n’ont pas de quoi se faire soigner et meurent prématurément.

Le système est très profitable pour les dirigeants et les actionnaires des sociétés d’assurance mais «47 millions d’Américains n’ont aucune protection sociale et les problèmes de santé sont la première cause de faillite personnelle » expliquait le correspondant à New York du journal Les Echos le 6 novembre 2006. Quand ils ont un gros problème de santé, tous ceux qui n’ont pas de couverture sociale doivent vendre le peu qu’ils ont et s’endetter plus que de raison… Est-ce vers ce modèle que veut nous amener Nicolas Sarkozy ? Tant pis pour ceux qui n’auront pas les moyens de s’assurer !

 

Une question de dignité

Pour moi, ce point est fondamental. Il ne s’agit pas seulement d’économie dans le sens classique du terme. Avec les questions de santé, de retraite et de dépendance, on touche à la dignité humaine dans ce qu’elle a de plus concret : mon père est mort il y a quelques années après avoir vécu un mois dans une unité de soins palliatifs où tout a été fait pour éviter qu’il ne souffre. Il y a été admis sans qu’on lui pose aucune question sur son niveau de revenu.

 

Si Nicolas Sarkozy et ses alliés mettent en place un système de retraite et un système de santé à l’américaine, seuls les plus riches pourront avoir une fin de vie digne. Les autres, ceux et celles qui auront déjà galéré toute leur vie avec de faibles revenus, seront relégués dans des mouroirs ou des hôpitaux de seconde classe.

En matière de retraites et de santé, quels sont vraiment les projets de Guillaume et de Nicolas Sarkozy ? On a vu hier que, si l’on s’attaquait vraiment au chômage et si l’on rééquilibrait le partage salaires/bénéfices, on pourrait dégager de nouvelles marges de manœuvre pour financer la protection sociale. On aimerait que le Parlement organise un débat transparent sur cette question fondamentale.

Par Le Monde - Publié dans : National
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Vendredi 26 juin 2009

Monsieur le Président de la République, vous avez plus d’une fois assimilé l’islamophobie à l’antisémitisme, ce qui démontre non seulement votre inculture linguistique, mais aussi votre inculture républicaine. Oui, on a le droit d’être islamophobe, c’est-à-dire de rejeter, de détester ou d’avoir peur de l’islam, sans être taxé de racisme.


Vous introduisez ainsi dans la République française un véritable « délit de blasphème », et votre discours de ce jour au Congrès de Versailles va exactement dans le même sens, quand vous dites que « la laïcité, ce n’est pas le rejet du sentiment religieux » et que « c’est un principe de neutralité, de respect [des religions] ». Et vous appelez à votre secours Jules Ferry, en sortant l’une de ses citations de son contexte : un enseignant n’aurait pas le droit de dire quoi que ce soit qui heurte la croyance religieuse de l’un de ses élèves.


Votre inculture historique vous fait oublier que nous ne sommes plus du temps de Jules Ferry. A cette époque, les femmes n’avaient pas le droit de vote et n’étaient pas considérées juridiquement et civilement comme les égales des hommes. L’avortement et l’homosexualité étaient des délits. Et les élèves musulmans étaient rarissimes sur les bancs de nos écoles. Alors évidemment, il n’était guère difficile à cette époque de trouver des convergences entre morale républicaine et morale chrétienne - tu ne voleras pas, tu ne tueras pas, tu respecteras père et mère, etc. - tout en ne heurtant guère les convictions religieuses des élèves très majoritairement catholiques ou athées.

 

Mais si on projette votre idée du « respect des religions » en 2009 en France, comme vous le souhaitez, alors l’enseignant, afin de ne pas heurter ses élèves de telle ou telle confession, ne pourra plus :


Parler de Darwin, car cela heurterait les créationnistes chrétiens ou musulmans ;

Prôner l’égalité des sexes, car le Coran donne autorité à l’homme sur la femme et cela heurterait les élèves de confession islamique ;

Prôner les droits des homosexuels, considérés comme des pêcheurs par les catholiques et comme des criminels par les musulmans ;

Parler de la liberté religieuse, car le droit à l’apostasie est condamné dans l’islam ;

Faire campagne pour l’information sexuelle et la contraception, pour ne pas heurter les élèves catholiques ;

Parler de l’apport diététique de la viande, pour ne pas choquer les bouddhistes végétariens ;

Evoquer le droit au divorce, banni dans plusieurs religions.

Bref, selon vous, par « respect » des religions, l’instituteur devra se coltiner la Bible, le Coran, le catéchisme de Jean-Paul II et les bulles papales, ainsi que les textes religieux bouddhistes, hindouistes, sikhs, etc., afin de déterminer le plus petit commun dénominateur de ce qui n’est pas « haram » ou péché chez les uns et les autres.


D’autre part, votre discours fait fi de la religion majoritaire en France : l’athéisme ! Vous faites ainsi une discrimination entre croyants pour qui la moindre lubie écrite par un gourou il y a 3000 ou 1400 ans devrait être respectable, et les incroyants à qui vous interdisez d’afficher leur critique des religions, et en particulier leur islamophobie. On est loin de votre soutien à Charlie-Hebdo pour les caricatures de Mahomet !

Monsieur Sarkozy, cette partie de votre discours est anti-laïque. J’ai pour ma part bien compris que c’était un marchandage avec les lobbies musulmans : l’interdiction ou la restriction du port du voile intégral, contre la défense de l’islam et en particulier le financement de mosquées par les deniers publics. Alors même que dans le même discours de Versailles, vous invitiez l’Etat et les collectivités locales à ne pas gaspiller le moindre euro !


Votre méconnaissance de l’Histoire de France vous fait également oublier que même avant la République, la royauté ou les aristocraties locales étaient souvent en conflit avec la papauté romaine ou ses représentants. Il en est ainsi chaque fois que des religieux investissent le champ politique. Il n’y a donc aucune raison que quand, aujourd’hui et maintenant, une religion telle que l’islam prône des dogmes contraires à nos lois et nos valeurs, nous n’ayons pas le droit de les dénoncer et de les combattre.


Et sur le voile intégral, vous dites que c’est « un problème de liberté, de dignité de la femme. (…) La burqa n’est pas un problème religieux. C’est un signe d’asservissement, d’abaissement de la femme » et vous précisez que la burqa « n’est pas la bienvenue sur le territoire de la République ». Vous avez dit la même chose lors de votre campagne électorale, et bizarrement, vous attendez plus de deux ans pour appliquer cette promesse de campagne. Vous le faites uniquement par opportunisme, contraint et forcé à réagir à une proposition de commission par une soixantaine de députés de tous bords.


« La burqa n’est pas un problème religieux », dites-vous ! Mais vous vous fichez de qui ? A part des gens qui se réclament de l’islam, avez-vous vu en France une seule personne qui porte le voile intégral (sauf pour se déguiser) ? Et le voile islamique non intégral, n’est-ce pas également « un signe d’asservissement, d’abaissement de la femme » comme l’explique votre ministre Fadela Amara ?


Monsieur Sarkozy, vous refusez tout simplement de voir la réalité d’un islam politique qui, depuis 20 ans, lance une offensive contre la République française ; et également contre sa laïcité à laquelle vous n’adhérez pas mais que vous n’osez attaquer de peur de choquer les Français. Vous l’avez d’ailleurs dit : « les Français sont attachés à la laïcité », sans dire que vous aussi vous y étiez attaché. Contrairement à votre prédécesseur Jacques Chirac qui la déclarait « non négociable », donc qui la faisait sienne. Contrairement au Général De Gaulle, à Georges Pompidou ou Valérie Giscard d’Estaing, qui, bien que catholiques pratiquants, n’ont JAMAIS évoqué ni Dieu ni les religions dans leurs discours républicains.


Monsieur Sarkozy, j’ai le droit d’être islamophobe ou cathophobe ou zoroastrophobe tout comme j’ai le droit de m’opposer au communisme ou au capitalisme, du moment que les religions deviennent des idéologies politiques et contraires aux valeurs et lois de la République. J’ai le droit de dire, sans caricature aucune, que Mahomet était un chef de guerre sanguinaire, ou de démontrer que Marie-Madeleine était la concubine de Jésus, ou de supposer qu’Abraham n’est qu’un personnage de légende qui n’a jamais existé.

Et vous n’empêcherez personne, au pays de Descartes et de Voltaire, d’avoir le droit de ne pas respecter les croyances d’autrui, de les critiquer, et de les combattre quand elles nuisent au vivre-ensemble dans notre pays. Ou alors vous n’êtes ni un républicain ni un laïque.


 

Riposte Laïque

Par MoDem Cognin - Publié dans : National
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Mardi 23 juin 2009
Le Président a repris dans son discours la plupart des propositions de son conseiller, comme s'il voulait abandonner une fois pour toutes l'orthodoxie néolibérale et budgétaire.




Guaino 3- Fillon 0. Tel est, si l’on veut faire court, le résultat du match entre les deux inflexions, parfaitement contradictoires, qui s’offrent à l’Elysée depuis deux ans.

Le discours présidentiel a repris une à une la plupart des propositions qu’Henri Guaino égrène dans la vie intellectuelle puis politique depuis dix ans :

1)    La distinction entre dépense de fonctionnement et dépense d’investissement. Le Président a répété ce que défendaient tous les partisans de l’autre politique : les investissements stratégiques (pour la recherche, l’éducation, les technologies) sont les recettes de demain.

2)    La rigueur ne crée pas moins mais plus de déficit public. Cette idée a toujours été combattue par les tenants de l’orthodoxie budgétaire, ceux qui pensent que les dépenses d’aujourd’hui hypothèquent l’avenir de nos enfants et de nos petits-enfants.

3)    La reprise de l’héritage du Conseil national de la Résistance. L’analogie se conçoit : c’est au moment où les finances publiques étaient en dessous du niveau de la mer que cet organisme a jeté les bases du Pacte social aujourd’hui encore en vigueur. L’idée, essentielle, est que, contrairement à ce que prétend l’orthodoxie néolibérale, c’est en protégeant que l’on crée la confiance et les conditions de la croissance.

4)    Enfin, l’emprunt comme relai d’un déficit public aujourd’hui à 7,5% est le dernier volet de l’autre politique, que Jean-Michel Quatrepoint avait proposée dans les colonnes de Marianne : on peut financer les investissements par l’emprunt (comme le font d’ailleurs les entreprises). Et on peut d’autant plus le faire que tous les emprunts publics ont connu en France de grands succès. Sur ce point, le Président n’a pas été d’une très grande clarté : s’agit-il de placer cet emprunt dans le public ou sur les marchés financiers ?

Bien sûr, le Président n'a donné aucune précision ni aucun chiffre. Bien sûr, il nous a tant habitués, au cours de ces dernières années à des effets d'annonce sans aucune conséquence pratique qu'il ne saurait être question de lui donner le quitus sur son discours de Versailles.

Oublier Maastricht et Amsterdam ?

Mais en attendant, son intervention pose directement la question de la remise en cause de l'Union européenne : la logique développée par le Président est parfaitement contradictoire avec les Traités de Maastricht puis d'Amsterdam, dits de stabilité budgétaire, qui ne font aucune différence entre dépense d'investissement et dépense de fonctionnement. On comprend bien d'ailleurs pourquoi, dans son discours, Nicolas Sarkozy a précisé qu'il n'entendait pas encore aborder ce qu'il appelle le « projet européen de la France ».

L'autre question qui se pose, et que l'on voyait cruellement se dessiner sur le visage de certains ministres en gros plan à l'écran pendant le discours présidentiel, est celle du personnel politique mobilisé pour appliquer la nouvelle politique sarkozyenne. Soit les propositions stratégiques du Président n'engagent que ceux qui y croient et dans ce cas la politique peut parfaitement se poursuivre avec la même équipe. Soit il s'agit d'une véritable inflexion, voire d'un changement de cap, et dans ce cas, on ne voit pas comment ceux qui pensent que le retour à l'équilibre budgétaire est la priorité des priorités peuvent se métamorphoser en hérauts d'une autre politique. On touche ici sans doute les limites de la geste sarkozyenne.

Marianne2.fr


Par MoDem Cognin - Publié dans : National
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Samedi 20 juin 2009

 Cette fois ça suffit, il n’est pourtant pas dans mes habitudes de dénigrer avec outrance une formation politique, un mouvement dont on pourrait croire que le fondement ne peut que servir l’humanité, mais il faut se rendre à l’évidence Europe écologie est une arnaque…Pourtant, me direz-vous, vous avez vu le résultat des élections, belle percée n’est-ce pas !

 D’abord, relativisons les choses, 6,3% de l’électorat ce n’est quand même pas la panacée. Même assez ridicule. D’autant que ce qui peut apparaître des voix en plus, c’est qu’elles ne sont en grande partie que le transfert de voix des sociolos-écolos-bobos, masse électorale qui a l’habitude de cette fluctuation. Fluctuation de mode qui anime cette frange de la fausse gauche éprise d’une sorte d’intellectualisme de salon. C’est peu dire qu’il s’agit là, en règle générale, d’un milieu où l’ouvrier n’est pas majoritaire. Le « smigard », le chômeur, malgré son envie n’ira pas au magasin spécialisé acheter les rillettes estampillées bio et hors de prix, par conséquence cette écologie d’apparat reste avant tout l’apanage de classes moyennes relativement aisées.

 Comment classifier l’écologie spectacle ? Les Verts, comme je le dis souvent, sont une nébuleuse, nébuleuse ou grouille toute sorte de tendances desquelles ne sort en général rien de cohérent politiquement, hormis quand il s’agit d’aller chercher des sièges où l’on assiste alors à une union de circonstance. Certains naïfs voudraient qu’ils soient apolitiques, ce qui est une douce rigolade car lorsqu’ils ne prennent véritablement pas position contre le capitalisme, ils ont de fait une attitude politique dans la mesure où ils font avec le système.

 Ce parti est à l’évidence une mascarade. Si certains les voient à gauche, disons à gôche, donc dans l’état actuel des choses il ne serait pas souhaitable qu’ils rejoignent la vraie gauche où ils ne pourraient apporter que la discorde. Le mieux, ainsi qu’ils l’ont déjà fait, sans doute iront-ils s’accoupler dans certains cas encore avec les socialos. Après tout, pourquoi pas, les socialos n’étant plus à gauche avec l’option délibéré de soutenir la loi du marché et maintenant une Europe ultra libérale ainsi que le populiste Cohn Bendit qui en est l’ardent défenseur, cela ferait un bel attelage au service de la social démocratie bourgeoise. A l’évidence, l’ultralibéralisme au service d’un capitalisme débridé avec lequel ces écolos vont devoir composer est une antinomie pour l’écologie. Même si on pense par une modification des comportements mis sur une accentuation du reflexe écologique pouvoir changer une partie de la façon de faire des capitalistes est une utopie, une utopie dangereuse car elle masque la réalité.

 En effet, il est évident, qu’on le veuille ou non, que l’écologie découlera de l’arrêt du productivisme capitaliste. A partir du moment où le profit ne sera plus obsessionnel, l’écologie deviendra un reflexe naturel car alors la surconsommation n’existera plus. C’est donc prendre le problème à l’envers de vouloir amener des changements réels si on ne prend pas le problème à la base.

 Certes, avoir personnellement un reflexe citoyen pour faire avancer les choses, en faisant du tri sélectif, en favorisant la consommation des produits véritablement bio lorsque cela est possible, ne nuit pas à la prise de conscience du problème écologique, cela est certain. Mais en faire tout un plat, une sorte de façon de vivre, un peu comme les beatniks de 68, n’apportera rien de vraiment efficient à nos sociétés si ce n’est pour les accros de la peinture verte un certain confort moral. Non, le véritable combat est politique, par conséquence idéologique. L’engagement est un changement de société, allant vers une société de partage, un équilibre à établir vers les pays défavorisés, et ceci ira vers une décroissance inévitable des pays développés. Après et pendant viendra l’écologie, mais pas avant car c’est chimère et brasser du vent ayant pour seul résultat d’alimenter encore plus le pactole des capitalistes qui font feu de tout bois et sous prétexte de mode mettent tout à la sauce bio, illusions…

 J’entends par Décroissance, par celle que l’on a l’habitude de caricaturer avec le marginal habitant la yourte et se chauffant à la bouse de vache, non la décroissance qui prône la relocalisation de nos activités et production, la fabrication locale, la bagnole n’étant plus l’épicentre de nos civilisations, la suppression des privilèges envers le profit, la revalorisation de la valeur travail comme monnaie d’échange et non comme moteur du capital, etc. On s’aperçoit que c’est un véritable combat politique où la primauté est la remise en question le capitalisme et dont découlera automatiquement une écologie saine, ou une saine écologie, celle réflexive.

 Donc, pour les Verts de gris, on peut les classer à droite et l’on doit combattre surtout la fausse écologie capitaliste dont ils sont les promoteurs. La croissance verte est une arnaque, et même dans certains cas dangereuse pour l’équilibre planétaire...

Par MoDem Cognin - Publié dans : National
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